Mairie Caveirac

Que reste t'il du Château ?

 

 QUE RESTE-T-IL EN L'AN 2000 ?

Du château :
De son aspect extérieur :
Aujourd'hui, il ne reste que trois tours. Sur le livre du docteur Elie Mazel, paru en 1903, il y a une photo du château.
La tour surplombant la cour des arènes actuelles est encore visible. Une délibération du conseil municipal datée du 27 juin 1915 mentionne que la foudre est tombée dans la nuit du 24 au 25 juin.
La toiture de la tour et celle du bâtiment qui la touche ont été enlevées.
Les financesde l'époque et pas plus les suivantes ne permirent de reconstruire cette tour.
Le porche était une pièce avec une cheminée [1] dont l'emplacement se devine encore  [2].

 

De son aspect intérieur :
Après sa dévastation par la population de Caveirac en 1793, il fut démantelé en 1820.
Les appartements et dépendances furent vidés de leur mobilier. Le château fut vendu en plusieurs parties.
La famille Bouzanquet fit l'acquisition de la partie actuellement occupée par la mairie, la boulangerie,le cabinet médical, plus l'immeuble « Dayan » et les arènes.
La salle « Dayan » était une bergerie et les arènes servaient de parc à moutons. Par la suite, le bâtiment « Dayan » fut vendu à un électricien.
Sur le porche actuel, on peut encore lire les lettres LB et la date 1860. Ce sont les initiales de Louis Bouzanquet père. Son fils, Louis, est né au château en 1862. L'actuelle salle du balcon, avec vue sur la place, était la chambre de Louis et son épouse née Noémie Cabanon. [3]
La municipalité fit l'acquisition de logements en fonction des besoins [4].
Sur les biens communaux, le public peut encore admirer les plafonds à la française, les cheminées en marbre[5], la rampe d'escalier et le magnifique cabinet peint [6].
Concernant ce dernier, il eut une histoire originale. Il se nomme communément salle des peintures et cela le mérite. Sur son origine, on ne sait pas qui a décidé de sa création.
Des travaux de rénovation récents ont montré que ce lieu fut habité.
Il fallut enlever 12 couches de peinture superposées pour retrouver le décor original. A son époque, ce cabinet devait être attenant à une chambre (probablement celle d'une dame qui vivait dans ce château).
En fait, cette petite pièce sans chauffage devait servir de salon dès que les beaux jours arrivaient. Nous pouvons imaginer la dame se faisant coiffer ou essayant ses tenues.
Quand au décor, il est majestueux, mais les paysages dans les tableautins[7] ne représentent aucun lieu de Caveirac. Certaines peintures durent être inspirées de sites connus des occupants de l'époque. Un seul représente une image biblique. Il montre le prophète Elie et un char de feu se mouvant dans le ciel. La Bible raconte qu'Elie fut enlevé sur un char de feu et ne revint plus sur Terre [8].  Une autre peinture choque le visiteur. Elle est placée en dessus de la porte. Elle représente un soldat à cheval.  Celui-ci n'a pas les caractéristiques vestimentaires du XVIIe siècle. Elle pourrait dater du siècle suivant. Pourquoi est-il là, on ne sait pas. Mais lors des travaux de restauration, les ouvriers ont mis au jour un fragment de visage, datant lui, du XVIIe siècle. Un œil attentif peut le discerner au niveau du buste et sur la sangle de ce mystérieux cavalier.  Cela atteste que les artistes de l'époque avaient réalisé plusieurs œuvres et que peut-être au cours du temps et en fonction des goûts des occupants, le décor a changé.
Le plafond « à la française » est richement décoré. Deux médaillons contiennent une tête d'homme et une tête de femme. Les occupants de ces lieux ont peut-être voulu laisser une trace de leur visage.
Après la Révolution, cette petite pièce eut d'autres occupants. Dans les années 1940, c'était la chambre des enfants du facteur. Puis dans les années 1950, elle servit de chambre au fils du cantonnier. Elle servit même de salle pour des réunions mais sa petite taille et l'absence de chauffage la firent oublier. Ce fût son salut.
Des terres :
L'orangerie fut d'abord transformée en jardin maraichers[9], puis en arènes pour amuser la population [10].
Le  jardin d'hiver (actuel parc) fut la propriété du docteur Bessière. Le grand parc de 35 hectares fut morcelé. Les terres furent cultivées en arbres fruitiers, luzerne et vignes.
Comme cet ensemble était clôturé, on retrouve le nom de « clos » sur les actes cadastraux. J'ai retrouvé les actes d'acquisition de mes aïeuls. Le Clos a été acheté en partie en 1826 par Jean Massip (le trisaïeul de ma mère Yvette Trauchessec –Dupont) au noble chevalier de Soisson époux d'Angélique de Novy [11].
« En l'an 1827, le 10 novembre, partage des biens de Madame de Novys et de noble Joseph Augustin Casimir Raphélis de Soisson, chevalier ». Le prix fut fixé le 25 mai 1826 à 786 francs et 50 centimes. L'acte précise : « Gustave Ball propriétaire à Romans Drôme. Vidal propriétaire à Nîmes ceci agissant en leur qualité de procureur fondé de noble dame Angélique Louise Charlotte Novys de Caveirac et de noble Joseph Augustin Casimir Raphélis de Soisson marié tous deux le 9 messidor an 1799, domicile de la ville de Cavaillon ainsi qu'il résulte de leur procuration à la date du 31 mars 1826. Reçu Mer Martin notaire de Cavaillon laquelle est en excès à la suite du 8 mai 1826. Reçu sous notaire prenant l'entrer du terrain du parc contenance totale de 3 hectares 99 centiares 86 centimes d'ares.  Jean Massip père et Suzanne Bouzanquet sont propriétaires d'une part de 21 ares 90 centiares par la suite sont acquéreurs ainsi leur héritier d'autres superficies. »

[1] Cette cheminée aurait servi à la construction de la chaire du temple actuel.
[2] Voir chapitres sur l'évolution des voies et du compoix.
[3] Récit de Bouzanquet Guy, dont le père Lucien est né dans cette chambre en 1896.
4] Voir chapitres sur les écoles, le temple, la poste, la boulangerie, l'électricité.
[5] Il reste 3 cheminées construites en marbre rose provenant des carrières de Caunes dans l'Aude. Ces carrières ont fourni la décoration du Trianon, de Versailles et de la mosquée de Cordoue. Pour la cheminée noire (motifs en marbre noir) de la salle du balcon, il s'agit de la copie d'un bas relief réalisé en marbre par le célèbre sculpteur flamand François Duquesnoy, s'intitulant l'Amour sacré met à terre l'Amour profane. Celui ci est actuellement conservé à la galerie Spada à Rome et il date de 1629. George Rachel, extrait de mémoire, mai 2002 (co-auteur de « Rome à l'apogée de sa gloire » ; dessins du XVIIe et XVIIe, octobre 2006).  Si la cheminée s'est abîmée, c'est probablement à cause des vibrations provoquées par les véhicules lourds qui passent depuis plus de 50 ans sous le porche du château.
Les dalles qui pavaient le sol dataient du XIIe siècle.
Dans le Languedoc, ces pavés s'appellent des bars. Il s'en trouve encore dans les vieilles maisons du village (ex.: mas Trauchessec Y.).
Cette salle eut plusieurs usages. Au milieu du XIXe siècle, elle servait de chambre.  Puis, lorsque le château devint communal, elle servit de salle du conseil.
[6] Parties classées aux monuments historiques : façades et toitures, jardin à l'ouest du château, escalier d'honneur avec sa rampe en fer forgé, escalier à balustre en pierre menant au second étage, salle des mariages avec sa cheminée, cabinet peint.
[7) La peinture murale est souvent reproduite à partir d'un original nettement plus petit. Pour transférer cet original, on procède par la technique du quadrillage (reproduction des grandes lignes du dessin à  l'échelle du mur en respectant les proportions).  Il faut tenir compte des effets de perspectives. Après avoir posé un crépi (l'arriccio) et l'enduit (intonacco), l'artiste travaille avant que cela sèche. Puis le dessin est tracé. Ce fut la grande spécialité de Michel-Ange à la chapelle Sixtine à Rome.
[8] La Bible, livre d'Ezéchiel, chapitre 1,8,10,43 et second livre des Rois, verset 11.
[9] Voir chapitre sur la boulangerie.
[10] Voir chapitre sur la tauromachie.
[11] Extrait d'un acte notarié : notaire Martin,Cavaillon, 10 novembre 1827.

 

 

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